Une épicerie simplifiée

Avoir le contrôle de sa cuisine

Depuis que j’ai quitté le nid familial, la planification et la préparation des repas sont des tâches qui me reviennent. Je ne m’en plains pas, au contraire, j’aime avoir le contrôle de ma cuisine et de mon alimentation. Je dois toutefois user de beaucoup de créativité. C’est définitivement l’un des endroits où j’ai réussi à diminuer le plus les emballages et où j’ai développé le plus de trucs pour réduire les coûts.

Les méthodes testées

Au fil du temps, j’ai essayé plusieurs méthodes toujours dans le but de me simplifier la tâche et d’économiser sur ma facture. La classique; celle où tu planifies tes repas de la semaine entière le dimanche. Malheureusement, elle n’a jamais tenu le coup parce que j’ai de la difficulté à réserver CHACUN de mes dimanches à la planification d’une semaine. Je n’aime pas vraiment la routine et j’aime être libre les weekends. La 2e méthode testée: la liste d’achats. Mon Dieu que j’aime la spontanéité (c’est un peu en lien avec mon amertume contre la routine). Si le brocoli est en spécial et qu’il n’est pas sur ma liste, est-ce que j’ai le droit de le prendre? Celle-là n’a pas marché non plus. Une autre méthode connue, mais que je n’ai jamais essayée, est celle qui consiste à aller dans plusieurs épiceries pour économiser. Ouf! Ça prend combien de temps «éplucher» chacune des circulaires et se déplacer dans chacune des épiceries pour économiser quoi 5$ au total? Et puis, ça fait déjà longtemps que je refuse les Publisacs. Chapeau à ceux qui ont du succès avec ces méthodes! Vous êtes des exemples de persévérance. Bref, je ne m’éterniserai pas sur les techniques, mais comprenez en gros qu’aucune ne m’a satisfaite.

Zéro déchets

Avec l’arrivée de la tendance du zéro déchet, les épiceries en vrac se multiplient dans les quartiers. J’ai donc développé le réflexe d’aller chercher ce qui me manque lorsque j’en ai besoin. De cette façon, c’est plutôt difficile d’augmenter ma facture d’épicerie. De plus, je m’inscris à un panier de fruits et légumes locaux. J’apprends à cuisiner les produits de saisons. Je prépare dorénavant une succulente salade de céleri-rave et j’adore ajouter des radis noirs marinés dans mes sandwichs. Sincèrement, c’est une façon complètement différente de cuisiner. J’ai beaucoup moins d’aliments préparés du commerce dans mon garde-manger : plus de biscuits, de barres tendres, de trempettes, de vinaigrettes, etc. Tout est fait lorsque j’en ai besoin. Ça peut paraitre difficile pour certains de ne pas avoir tout déjà fait et à porter de mains, mais l’habitude s’installe et, en même temps, les papilles apprennent à aimer de nouvelles saveurs. Je n’ai pas éliminé complètement mes visites à l’épicerie. J’y achète encore certains produits comme du lait, de la mayonnaise, du beurre, etc. Je ne cuisine pas tout, tout, tout, mais je fais le maximum avec le temps que j’ai et en fonction de mon horaire, évidemment. Je vous invite d’ailleurs à visionner une vidéo dans laquelle je parle des produits transformés que je n’achète plus.

Les Décadents

Il est facile (et surtout tentant!) d’acheter des desserts préparés à l’épicerie. Ils sont pleins de sucres, mais surtout remplis de produits dont on n’est souvent incapable de prononcer les noms! Alors, graduellement, j’ai réussi à éviter ces achats souvent compulsifs. Je ne vous cacherai pas que ça a été difficile au départ pour mon chum de cesser d’acheter ses Décadents chaque semaine. Mais j’ai réussi à changer ses habitudes en lui promettant de cuisiner un dessert par semaine. Et puis tranquillement, il en est venu à apprécier également le yogourt comme dessert. Il est très difficile de se désensibiliser au sucre. Il faut se laisser le temps de s’adapter, de changer nos références et développer nos goûts.

Pizzas congelées et croquettes de poulet

À une certaine époque, j’achetais des pizzas congelées (vous savez, quand elles sont en spécial à 3 pour 9,99$!) ou des croquettes de poulet (mes amies du secondaire s’en souviennent encore, j’étais un peu accro!). Ah oui, et je mangeais mes restants de pâtes pour déjeuner (ouach). Mais, j’ai tranquillement développé un intérêt profond pour l’alimentation santé et mis en place de saines habitudes dans mon quotidien. Je n’ai rien forcé, j’ai exploré, essayé. C’est seulement pour vous dire qu’on peut partir de loin et arriver à faire de grands changements sans se compliquer la vie!

– Véronique

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